Jouer pour la caméra – Masterclass Danielle Fichaud

Formation ouverte pour stagiaires

15 jours 105 heures

Profil professionnel des stagiaires

  • Comédiens de théâtre désirant acquérir de nouvelles compétences afin d’évoluer vers des projets de fiction cinéma ou télévision.
  • Acteurs disposant d’une première expérience de tournage désireux de perfectionner leur jeu devant la caméra.

Objectifs Pédagogiques

  • Savoir effectuer l’analyse d’une séquence de scénario pour en livrer l’interprétation la plus juste
  • Maîtriser les techniques du jeu pour la caméra
  • Appréhender et maîtriser l'impact de l'environnement d'un plateau et du langage cinématographique sur son jeu.

Au Québec, Danielle Fichaud a la particularité d’être à la fois considérée comme une grande comédienne et comme une pédagogue d’exception.

Formée au Conservatoire National d’Art Dramatique de Montréal, elle mène depuis trente ans une carrière intensément riche au théâtre, à la télévision et au cinéma, donnant vie à des personnages flamboyants, jamais ternes.

Au cinéma, elle tourne sous la direction de nombreux réalisateurs parmi lesquels on peut citer Denys Arcand - avec qui une relation fidèle s’est nouée - Robert Lepage, Léa Pool, Denis Chouinard, Bernard Emon, Sylvain Archambault… A la télévision, on peut découvrir son travail dans une vingtaine de séries télévisées.

En parallèle de son parcours d’actrice, Danielle Fichaud se consacre à l’enseignement.

Au sein de son école (Les Ateliers Danielle Fichaud à Montréal, jouissant d’une  très forte renommée), de l’Institut National de l’Image et du Son (équivalent québecois de la FEMIS), ou sur les plateaux de tournage (beaucoup d’acteurs, en devenir ou confirmés, font appel à elle pour se préparer à un rôle), elle partage sa méthode personnelle, à son image : riche, passionnée, sans compromis et authentique.

La formation « Le jeu caméra – Master class Danielle Fichaud » se déroulera en trois temps distincts :

Un travail d’analyse de textes scénaristiques - accompagné de mises en jeu de ces derniers - sera mené lors de la première semaine. Il visera à doter les stagiaires des outils indispensables pour aborder de façon optimale l’interprétation d’un personnage et faire des propositions de jeu permettant de  servir au mieux l’histoire et le plateau.

Un training intensif de scènes systématiquement filmées puis visionnées et commentées sera ensuite dirigé par Danielle Fichaud. Il permettra à chaque stagiaire de prendre conscience des techniques de jeu  pour la caméra, et à développer son habilité à jouer pour elle, tout en prenant conscience de sa propre présence à l’écran. Il

La troisième semaine du stage sera consacrée à un tournage en conditions réelles, encadré par une équipe technique complète. Ce temps permettra aux stagiaires d’apprendre à  prendre en compte les aspects techniques du tournage (contraintes de cadre et de déplacement, nombre de prises limités…), et à les envisager non pas comme des obstacles à l’expression de leur jeu, mais au contraire, comme des outils.

Les images réalisées seront montées et remises aux stagiaires à l’issue de la formation.


Formateurs

Danielle Fichaud

Photo Danielle Fichaud Intervenante jeu caméra

Au Québec, Danielle Fichaud a la particularité d’être à la fois considérée comme une grande comédienne et comme une pédagogue d’exception.

Formée au Conservatoire National d’Art Dramatique de Montréal, elle mène depuis trente ans une carrière intensément riche au théâtre, à la télévision et au cinéma, donnant vie à des personnages flamboyants, jamais ternes.

Au cinéma, elle tourne sous la direction de nombreux réalisateurs parmi lesquels on peut citer Denys Arcand – avec qui une relation fidèle s’est nouée – Robert Lepage, Léa Pool, Denis Chouinard, Bernard Emon, Sylvain Archambault… A la télévision, on peut découvrir son travail dans une vingtaine de séries télévisées.

En parallèle de son parcours d’actrice, Danielle Fichaud se consacre à l’enseignement.

Au sein de son école (Les Ateliers Danielle Fichaud à Montréal, jouissant d’une  très forte renommée), de l’Institut National de l’Image et du Son (équivalent québecois de la FEMIS), ou sur les plateaux de tournage (beaucoup d’acteurs, en devenir ou confirmés, font appel à elle pour se préparer à un rôle), elle partage sa méthode personnelle, à son image : riche, passionnée, sans compromis et authentique.


Programme

SEMAINE 1

Analyse de textes scénaristiques / Mises en jeu

« Dès ma sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, en 1976, j’ai réalisé que je n’étais formée que pour répondre aux commandes des metteurs en scène de théâtre ou des bons directeurs d’acteurs. Mes propositions étant toujours trop théâtrales, j’avais peine à décrocher des rôles. J’ai donc canalisé ma recherche sur la différence du médium théâtral et celui de l’écran. De ce fait, j’ai développé une méthode permettant aux comédiens d’analyser avec précision les scénarios et ainsi faire de meilleures propositions de jeu pour servir l’histoire et le plateau. »

La question la plus importante à se poser est : à quoi sert mon personnage ? À l’inverse, la majorité des comédiens ne se pose qu’une seule question : Comment mon personnage se sent-il ?

Ce qui à mon avis :

  1. isole le comédien;
  2. restreint son travail d’équipe;
  3. nuit à la situation en créant des sous-histoires parallèles qui embrouillent le spectateur (Évitez de transformer l’histoire en drame de votre personnage)

Il est primordial de questionner son personnage sur comment il agit pour se sortir de cette situation, ce qu’il veut ou ne veut surtout pas, et, comment ainsi que pourquoi chaque phrase influence le cours de l’histoire.

Enfin, chaque scène est une partie d’échecs que tous les personnages veulent gagner. Cette technique d’analyse de textes est une étude conséquente de l’ensemble de l’œuvre et sert mieux le propos qu’une analyse émotive.

 

JOUR 1

La ponctuation

Lorsqu’un auteur écrit, il entend parler ses personnages et ponctue leur respiration, leur logique, leur rythme et leur système de valeur. Chaque phrase est une idée complète et a son rythme. Si j’ai besoin de plusieurs mots pour résumer ma pensée, j’accélère mon rythme. Si peu de mots suffisent, je ralentis.

Une ponctuation bien analysée et utilisée permet les rappels corporels émotifs. Si le comédien respecte la ponctuation de l’auteur, change son rythme et sa respiration l’émotion surgira naturellement.

Nous travaillerons des monologues pour comprendre l’utilisation, autre que grammaticale, de la ponctuation. De plus, nous définirons les personnages par des qualificatifs qui permettent l’ouverture et la justification de leurs actes.

Si vous aviez à définir Hitler, vous diriez probablement qu’il est un fou, un maniaque, un dictateur. Cela est la pire façon d’interpréter un personnage.

Fou : c’est ce que les gens de l’extérieur pensent de lui.
Maniaque : c’est un jugement.
Dictateur : c’est la définition sociale de la manière dont il a administré son pays.

Hitler était quelqu’un de stratégique, de sélectif, un orateur charismatique, un économiste, un artiste, un collectionneur, un amoureux des animaux, un excessif et un visionnaire. Comment il s’est servi de toutes ses qualités et les actes qu’il a posés justifient le jugement que nous en avons.

 

JOUR 2

 Les scènes dramatiques

Il est primordial de faire une « étude de marché » et d’apprendre à définir les genres puisque nous n’utilisons pas les mêmes outils pour chaque catégorie. Un drame social est joué différemment d’un drame de mœurs, psychologique, etc.

Au cours du travail qui sera mené lors de ces deux journées, nous identifierons le public cible, le conflit, la situation, le contexte et le point de vue de l’auteur. Nous travaillerons à différencier les personnages par leur système de valeurs, à diviser les scènes par paliers d’intensité et à travailler les moments de retour à zéro.

 

JOUR 3

Les scènes de comédie

Nous définirons les divers genres de comédie : comédie de situation, de mœurs, psychologique, parodie, pastiche, etc. Nous apprendrons à identifier le public cible, identifier le but des personnages, travailler les moments de retour à zéro, comprendre la logique du clown blanc et de l’Auguste, définir le niveau caricatural des situations et travailler les rythmes, les différentes logiques et les effets de surprise.

 

JOUR 4

Les métiers

Tout comédien souhaitant travailler pour la télévision et/ou pour le cinéma aura au cours de sa carrière, à interpréter des « rôles métiers » (policier ambulancier, avocat, pompier, médecin, scientifique, etc…), représentant une part importante des rôles proposés.

Il est nécessaire pour bien aborder ces rôles - et en amont le casting qui permettra de les décrocher – de savoir identifier le point de vue de l’auteur et s’approprier le langage du métier abordé.

Le travail mené visera donc à atteindre ces objectifs, afin que chaque stagiaire soit en mesure d’offrir des propositions intéressantes sur ces rôles spécifiques.

Nous travaillerons à identifier le point de vue de l’auteur, à s’approprier le langage du métier, afin que chacun puisse offrir des propositions intéressantes en casting.

 

SEMAINE 2

Jeu devant la caméra

Au cours de cette semaine, toutes les notions abordées lors de la première semaine seront mises en application, au cours d’un training intensif de scènes filmées, dirigé par Danielle Fichaud.

Ce travail permettra à chaque stagiaire de prendre conscience des techniques fondamentales de jeu  pour la caméra (notamment la déresponsabilisation de la projection vocale et physique), et à développer son habilité à jouer pour elle, tout en prenant conscience de sa propre présence à l’écran. Il permettra  notamment de sensibiliser les participants à la responsabilité rythmique de l’acteur au sein d’une scène.

Les scènes sont systématiquement filmées puis visionnées en groupe et soumises à une analyse critique.

 

Les contraintes techniques avec lesquelles un acteur doit composer sur un plateau de tournage seront introduites progressivement tout au long de ce travail (déplacements signalés par des marques au sol, champ/contre-champ sans partenaire, etc...)

De même, tout au long de ce training de scènes filmées, les notions fondamentales du langage et de la grammaire cinématographique (valeur des plans, découpage, etc… ) seront rappelées, ce qui permettra de sensibiliser les stagiaires à leur impact sur le jeu de l’acteur.

 

SEMAINE 3

Tournage en conditions réelles / Réalisation aboutie de séquences

Au cours de cette semaine, les stagiaires seront placés dans des conditions réelles de tournage , entourés d’une équipe technique complète.

Ils tournent des séquences sous la direction de Danielle Fichaud.

Chaque stagiaire tournera plusieurs séquences dans un premier rôle.

Au cours de la semaine, les stagiaires passent devant mais également derrière la caméra pour observer le travail de l’équipe technique et la seconder au besoin. Ceci leur permet d’approfondir de façon concrète leur compréhension des contraintes techniques auxquelles ils sont confrontés lorsqu’ils se trouvent devant la caméra.

Les séquences ainsi réalisées seront montées à l’issue du stage par un  monteur  et remises aux stagiaires.

Méthode Pédagogique

Exercices

Introduction des contraintes techniques dans le jeu par des exercices progressifs individualisés et en groupe.

Entrainement

Chaque stagiaire développe ses aptitudes  au jeu caméra grâce à un entraînement intensif (chaque stagiaire effectue de nombreux passages caméra tout au long de la formation)

Mise en situation réelle

Celle-ci, via le tournage de la semaine 3 permettra notamment une confrontation aux contraintes de rapidité et d’efficacité.

Entretien avec des professionnels

Des échanges sont menés régulièrement avec la formatrice, professionnelle expérimentée en activité, sur le métier d’acteur  et sur les attentes de la profession.

Débats, discussions

Lors du visionnage et de l’analyse des séquences et des exercices tournés.

Moyens techniques

Supports de travail

  • Scénarii de longs-métrages et séries TV

 

Moyen techniques pédagogiques

  • Plateau 100 m2
  • Salle attenante pour répétitions 35 M2
  • 1 unité légère de tournage pour la deuxième semaine de stage (caméra : Canon 5D Mark II)
  • 1 vidéo projecteur + écran large + système de diffusion son pour les visionnages
  • 1 unité de tournage complète (caméra : RED Scarlet) avec machinerie, matériel lumière et son, pour la troisième semaine de stage et le tournage en conditions réelles
  • Encadrement par une équipe complète de tournage + chef  monteur
  • 1 station de montage

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